LIBRES! Collectionneurs d’art modeste

Au MIAM, Musée international des arts modestes, à Sète
23 Quai Maréchal de Lattre de Tassigny, 34200 Sète

« Il n’y a pas d’œuvre modeste, il n’y a que des collections modestes »
« Peut-être que le seul artiste modeste c’est le collectionneur, celui qui a la volonté de rassembler des choses en toute modestie puisque ce n’est pas lui qui les fait. » Hervé Di Rosa

L’exposition « LIBRES ! Collectionneurs d’Arts Modestes » présente deux collections privées , montrées pour la première fois au public.

1/ L’exposition s’ouvre sur la collection FB/DL qui occupe l’ensemble du rez-de-chaussée du musée. A partir du mouvement de la Figuration Libre, dont un ensemble important d’œuvres d’Hervé Di Rosa, se déroule une histoire de la peinture française depuis les années 80 : artistes reconnus, émergents, méconnus, singuliers, avec la plupart desquels les collectionneurs entretiennent une relation personnelle. La collection FB/DL accueille également les expressions extra-européennes, en particulier l’art africain contemporain et s’exposent dans l’appartement des collectionneurs au milieu d’un environnement d’objets populaires. Entre mer et montagne, c’est un univers riche en couleurs qui témoigne du bonheur de vivre et de l’amour des autres. Parmi les artistes présentés : Kwame Akoto, Rémi blanchard, François Boisrond, Cyprien Tokoudagba, Chuckie Williams, Christine Viennet etc…

2/ À l’étage du musée, on découvre la collection MB/JB : construite depuis une cinquantaine d’années, elle se structure d’une part autour de deux artistes en marge du surréalisme, Félix Labisse et Lucien Coutaud, et d’autre part d’un ensemble exceptionnel de figures de magie brésilienne. Livres rares, objets insolites, meubles de théâtre et œuvres d’artistes contemporains complètent cette collection singulière, qui occupe totalement les espaces d’un grand appartement.
Entre Eros et Thanatos, la Collection MB/JB nous plonge dans une atmosphère étrange où la peinture figurative, à la frontière du surréalisme, côtoie la magie noire.

Au-delà de leurs différences, ces deux collections ont en commun d’avoir été constituées, l’une comme l’autre, à partir d’un courant artistique, et de relations fortes avec certains artistes.

La liberté des collectionneurs, dont les choix ouverts peuvent aller des œuvres aux objets, de l’art à l’artisanat, atteste d’une réelle convergence avec l’ADN du MIAM.

Commissariat : Françoise Adamsbaum & Norbert Duffort