photographie Victoire Di Rosa

Interviews et documents:

 

Documentaire “L’accent et la cigale” de Nathalie Salles
diffusé par France Culture le 12 octobre 2016
La Matinale culturelle de France Musique avec Vincent Josse
Diffusé par France Musique le mardi 5 janvier 2016
L’atelier d’Hervé Di Rosa par Vincent Josse
Diffusé par France Inter le 20 mars 2013
Laure Adler reçoit Hervé Di Rosa
Diffusé par France Culture “Hors Champs” le 4 octobre 2012
Le Centre Pompidou présente : 1 jour 1 oeuvre – Hervé di Rosa, Diropolis
Entretien par Michel Gauthier à Cergy Pontoise, le 24 mars 2012

Hervé Di Rosa, artiste peintre.

Entre 1979 il commence à vendre ses peintures. A tout juste vingt ans, il est exposé à Paris, Amsterdam et New York. En 1981, Hervé Di Rosa cofonde le mouvement de la Figuration libre, ainsi dénommé par l’artiste Ben.

Progressivement, il diversifie ses approches artistiques au contact d’artisans dans un tour du monde qui le mènera en Tunisie, en Bulgarie, au Ghana, au Bénin, en Ethiopie, au Vietnam, en Afrique du Sud, en Corse, à Cuba, au Mexique, aux Etats-Unis, au Cameroun, en Israël. Sans revendiquer un style particulier, mais en développant un univers narratif bien à lui, peuplé de personnages récurrents, il a pratiqué toutes les techniques de création: peinture, sculpture, bande-dessinée, tapisserie, estampe, fresque, laque, argent repoussé, céramique, dessin animé, images numériques, entre autres. Il est également l’auteur ou le sujet d’environ 150 livres d’art et publications entre 1978 et 2014.

Concepteur de l’Art modeste, il fonde en l’an 2000, à Sète, le Musée international des arts modestes (MIAM), où il expose de nombreux artistes venus du monde entier et crée des expositions qui questionnent les frontières de l’art contemporain.

Depuis 1981, son œuvre a fait l’objet de plus de 200 expositions personnelles et est présente dans d’importantes collections publiques et privées en Europe, en Amérique et en Asie. Il vit et travaille actuellement à Lisbonne, Portugal.

2017

Le MIAM présente “En toute modestie/Archipel Di Rosa”, portrait de l’artiste en creux imaginé par la commissaire Julie Crenn. Hervé Di Rosa présente une vingtaine de sculptures pour “Di Rosa Théâtre d’ombres” à l’espace Jacques Villeglé de Saint Gratien et une trentaine de nouvelles peintures chez AD Galerie dans l’exposition intitulée “Classic Museum & Collection”. Publication du Di Rosa Magazine n° 6 (Mexico) et du Di Rosa Magazine n° 7 (Théâtre d’ombres)

2016

La Maison rouge présente “Plus jamais seul. Hervé Di Rosa et les arts modestes” du 22 octobre 2016 au 22 janvier 2017. Hervé Di Rosa participe à #GrandePlageModeste organisé par Pascal Convert à Bayonne et Biarritz. Il expose à Bruxelles une quinzaine de peintures en hommage aux maîtres de la bande-dessinée belge: “Belgium Dreams”. Parallèlement, il achève la publication du Dirosa Magazine n° 6 consacré au Mexique. Au MIAM, Hervé Di Rosa présente “Shadoks! Ga Bu Zo Miam” qui explore les prolongements de la philosophie shadok dans l’art contemporain.

2015

Hervé Di Rosa poursuit le travail de la céramique au Portugal. Il présente 11 artistes de la Maison Centrale de Saint-Maur au musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun: “Dehors-Dedans”. Il expose à Montpellier et publie “Le Grand Bazar des Multivers” et réalise l’affiche des Fêtes de Mont-de-Marsan. Durant l’été, au Musée Paul Valéry de Sète, a lieu l’exposition “La Figuration Libre. Historique d’une aventure Combas, Di Rosa, Blanchard, Boisrond, Basquiat, Haring…”. Au MIAM, l’exposition “Véhicules” consacre la relation avec la Collection de l’art brut. Hervé Di Rosa expose les sculptures réalisées entre 2003 et 2015 au Cameroun à la galerie Louis Carré & Cie. À la fin de l’année, Hervé Di Rosa inaugure “Providence. Fracas psychédéliques en Nouvelle -Angleterre” au MIAM.

2014

Le 3 mars, au Musée du Quai Branly à Paris, est inaugurée l’exposition d’Hervé Di Rosa « Modestes Tropiques ». Le 10 avril à Sète au MIAM, vernissage de l’exposition « Fin de fête à Séville », fruit de cinq ans d’une collaboration avec l’artiste Curro Gonzalez, commissaire de l’exposition.
Le tramway d’Aubagne imaginé par Hervé Di Rosa et les équipes d’Alstom est inauguré au printemps.
Exposition « Hier c’est demain » à la galerie JCM Billy à la Baule. Il entame une série de tableaux en azulejos avec le céramiste La Viuva-Lamego, entreprise portugaise datant de 1849.

2013

Hervé Di Rosa réalise sa première exposition personnelle à Madrid, au Musée National des Arts décoratifs, avec le soutien de l’Institut Français d’Espagne. En concert avec Pascal Comelade à la Gaîté Lyrique, il réalise en direct une peinture pour chaque chanson interprétée par l’artiste catalan.
Avec Jonas Delaborde (commissaire de l’expo prévue au MIAM en 2015), Hervé rencontre Dan Nadel (Picture Box Edition), les artistes de Providence et se recueille sur la tombe de Lovecraft.
Il inaugure au Musée International des Arts Modestes l’exposition « Manila Vice » qui présente la scène artistique de Manille, Philippines (commissaires Manuel Ocampo et Pascal Saumade).
Il invente et produit l’aménagement du hall d’entrée du Centre culturel Aimé Césaire de Gennevilliers (architecte Rudy Ricciotti) inauguré en septembre.
Il s’installe indéfiniment à Lisbonne à partir de septembre.
Du 25 octobre au 30 novembre, la galerie Louis Carré & Cie présente les œuvres réalisées à Séville, sous le titre «Pasaje Los Azahares 41003 Sevilla (Autour du monde. 18ème étape)».
Il poursuit le travail commencé pour l’étape 16 : Tel-Aviv Jérusalem.

2012

Hervé Di Rosa réalise l’affiche du tournois de tennis de Roland-Garros. Il conçoit des images numériques vectorielles qui sont exposées en très grands formats à La Rochelle durant l’été.
Il expose 33 dessins du « panorama grotesque », qui en comporte 70 environ, à la Villa Tamaris dans l’exposition « Le tour des Mondes d’Hervé Di Rosa ». Il prépare avec l’artiste Curro Gonzalez l’exposition qui réunira la scène artistique de Séville au MIAM en 2014.
Il réalise l’installation « Time Spiral » à la Fondation Speerstra, à Apples (Suisse). Il conçoit la décoration extérieure et intérieure du nouveau tramway d’Aubagne.
Publication du catalogue raisonné de l’œuvre graphique (Di Rosa Graphic), texte de Jean Seisser, préface Hervé Di Rosa, éditeur Fage/Angel Art Servanin.

Atelier de Séville, Roberto Battistini

2011

Hervé Di Rosa présente l’exposition «My Winnipeg» avec le Musée International des Arts Modestes (MIAM) et la Maison rouge, fondation Antoine de Galbert, dont il assure le commissariat avec Paula Aisemberg et Anthony Kiendl.
Il poursuit son travail entre Séville et Paris tout en continuant l’étape n°16 Jérusalem et Tel-Aviv. Il voyage aux Philippines pour une exposition personnelle et pour préparer une prochaine exposition du MIAM dont Manuel Ocampo est commissaire.

2010

Deuxième mission à Winnipeg accompagné d’Antoine de Galbert et de Paula Eisemberg en préparation de l’exposition « My Winnipeg ».
Exposition de ses premières œuvres numériques à la galerie Éric Linard à La Garde-Adhémar (Drôme).
Commissariat de l’exposition «Les Territoires de l’Art Modeste», exposition présentée à l’occasion des 10e anniversaire du Musée International des Arts Modestes où depuis sa création en 2000, les œuvres de plus de 300 artistes français et étrangers ont été présentées et une dizaine de catalogues publiés.
A Séville, il rencontre les artistes Manuel Ocampo et Curro Gonzalez.

2009

Exposition «Hommage à Maurice Utrillo» à la Pinacothèque de Paris. En regard de l’exposition «Valadon-Utrillo», Hervé Di Rosa présente dix paysages contemporains de Montmartre aux mêmes dimensions et sur les lieux mêmes où a peint Utrillo.
Il revient sur l’Île de La Réunion où il achève le cabinet de curiosités commencé des années plus tôt au Lieu d’art contemporain (LAC) de la Fondation Mengin-Lecreulx à la Ravine des Cabris-Saint-Pierre.
Présentation de Foumban à Saint-Ouen (sculptures en bronze et en résine, peintures sur toiles, et photos des ateliers de fonderie de Foumban) à l’Espace 1789 à Saint-Ouen (26 janvier-15 mars) en introduction au placement des Gardiens du Noun, quatre bronzes réalisés à Foumban, placés boulevard Victor Hugo (dans le cadre du mécénat L’Art dans la ville) et inaugurés en octobre.
Il rencontre le cinéaste Guy Maddin et la scène artistique de Winnipeg lors d’une mission exploratoire au Canada. Il invite l’artiste espagnol Antoni Miralda à créer l’exposition «@ table» au MIAM.
Pendant l’été une de ses œuvres de jeunesse est présentée au Musée d’art moderne de la Ville de Paris dans l’exposition «Dans l’œil du critique. Bernard Lamarche-Vadel et les artistes» (catalogue), écrivain et historien d’art ayant le premier écrit sur Hervé Di Rosa et exposé ses travaux en 1981. Pour l’exposition de groupe «Vraoum» à la Maison rouge, il réalise un diptyque en hommage aux super-héros américains : Good-Evil (catalogue).
En août il quitte Paris pour Séville où il installe un nouvel atelier.
Arte/Les poissons volants produisent Un monde modeste de Stéphane Sinde écrit par Bernard Tournois et Stéphane Sinde, 52 minutes (diffusé sur Arte le 27 septembre).
En novembre, exposition «Autour du monde. 17e étape : Paris nord» à la galerie Louis Carré & Cie.

Atelier Barbès 2008, photo France de Ranchin

2008

Il présente une première série de sculptures créées au Cameroun depuis 2003, à Béziers, AD Galerie (catalogue).
À la Maison des Arts de Bagneux, exposition «Le monde est à nous» réunissant des œuvres sur papier réalisées durant ses voyages (catalogue autobio-graphique). Il commence un projet avec la ville et les citoyens de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) qui fête ses 50 ans : sculptures végétales, livre collectif, constitution d’un musée d’art modeste.
La galerie JC. & M. Billy à La Baule produit une nouvelle série de sculptures réalisées dans l’atelier d’Olivier Haligon et présentées dans l’exposition «Grotesque». Il effectue un premier voyage pour une prochaine étape en Israël.
En juin et juillet les céramiques et les chalcographies de La leçon d’anatomie réalisée en Puisaye (voir 2007) sont exposées au musée de Frontignan.

2007

Hervé Di Rosa et sa famille s’installent à Paris.
Hervé présente à partir de février, au musée Botanique de Bruxelles, une nouvelle version de «DirosAfrica» où ses œuvres côtoient objets populaires et traditionnels originaires des différents lieux visités. «DirosAfrica» est présentée également à partir de juillet au musée Denys-Puech de Rodez et en octobre à l’espace MC2a à Bordeaux. Durant l’été, l’Institut français de Casablanca organise l’exposition «Hervé Di Rosa» à la Villa des Arts de Casablanca (catalogue).
Sous son impulsion, le MIAM présente les expositions de street art «Graffiti stories» et «L’art modeste sous les bombes» à Sète et à l’Abbaye d’Auberive (catalogue). Benoît Decron, conservateur du musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne, propose une relecture de ses peintures depuis plus de 25 ans sous le titre : «Tout l’œuvre peint». L’ouvrage Tout l’œuvre peint d’Hervé Di Rosa qui accompagne l’exposition fait écho à la célèbre collection de Flammarion.
Dans son nouvel atelier parisien, Hervé Di Rosa commence les premières peintures de la série Paris nord et réinterprète les personnages de la «Diromythologie» – disparus de ses peintures en 1984 – dans des peintures signées «Di Rosa Classic».
Il réalise des sculptures en céramique chez Jean-Marie Foubert à La Tuilerie de Treigny et une série de gravures au centre d’art graphique de la Métairie Bruyère (Yonne) ; le tout présenté sous le titre «Anatomie grotesque» au centre régional d’Art contemporain du Tremblay.
Hervé Di Rosa publie Hervé Di Rosa, l’art modeste aux éditions Hoëbeke ainsi que Hervé Di Rosa, Journal modeste dans la collection «Les Cahiers dessinés» aux éditions Buchet-Chastel (entretiens avec Patrick Amine).
Il démarre l’étape 16 du tour du monde, Tel Aviv, Israel avec la Galerie KEZA (F.Adamsbaum/ S.Tenoudji). Cette étape est constituée de plusieurs voyages dans lesquels un atelier nomade est constitué.

2006

La ville de Tunis organise avec l’Institut français l’exposition personnelle : «Retour à Tunis» comprenant des œuvres du tour du monde ainsi que 12 fixés-sous-verre réalisés en collaboration avec des artisans tunisiens (catalogue).
La galerie du Dr Park près de Seoul en Corée du Sud présente l’exposition «Korea Fantasia» comprenant 12 peintures sur papier coréen. Le Bass Museum of Art de Miami Beach en Floride, États-Unis, expose «Made in Miami : Hervé Di Rosa’s 12th stage Around the World» : peintures, sculptures et «Miami piece no 6» réalisés à Miami entre 2003 et 2006 (catalogue).
Hervé est commissaire de l’exposition «Bang Bang : Trafic d’armes de Saint-Étienne à Sète» présentée à Saint-Étienne au musée d’Art et d’Industrie et à Sète au MIAM avec 60 artistes internationaux (catalogue).
Il réalise le nouvel aménagement de la salle des mariages de la mairie de Bobigny.
La Maison des Arts de Châtillon-sur-Seine présente en septembre : «DirosAfrica», réunissant des pièces des six étapes africaines (Tunisie, Ghana, Bénin, Éthiopie, Afrique du Sud, Cameroun).
La galerie Louis Carré & Cie présente l’exposition «Changements d’adresses».
À Santa Fé, au Nouveau Mexique, Hervé Di Rosa expose «Made in Miami : Hervé Di Rosa’s 12th stage Around the World» chez Evo Gallery.
Miami 2005, photo Pierre Schwartz

2005

Hervé Di Rosa réalise l’affiche du Miami International Film Festival 2005.
Exposition personnelle «The solo group show» à New York, à la galerie Haim Chanin Fine Arts où sont présentées quatre «Miami pieces».
Exposition personnelle à la galerie Louis Carré & Cie, «Miami landscape» où l’artiste s’intéresse à l’architecture et révèle un visage méconnu de Miami.

2004

Présentation à Aix-en-Provence de l’exposition «Hervé Di Rosa. Autour du monde, 10e étape : Mexico».
Exposition «À quatre mains» à Paris, galerie Speerstra, des peintures réalisées avec le graffitiste américain Crash depuis 2003. Édition d’une série limitée des 22 arcanes du tarot divinatoire.
La galerie Louis Carré & Cie présente le deuxième volet de la dixième étape du tour du monde, Mexico, arbres de vie en terre cuite peinte, réalisés avec les artisans de Metepec et huit grandes peintures en référence aux peintres muralistes mexicains.
Création d’un timbre pour la Poste consacré au don d’organes, de l’affiche d’«Art dans la ville» à Saint-Étienne, de celles de la Saint-Louis à Sète et de la fête de l’Humanité à Paris, ainsi que de la couverture du CD de Pascal Comelade, «la filosofia del plat combinat».
Hervé Di Rosa imagine et met en scène l’exposition «Narcochic Narcochoc» au Musée International des Arts Modestes avec le commissaire d’exposition mexicain Marco Granados (catalogue).
Participe à l’exposition «La rue aux artistes» organisée par Viacom sur 6000 affiches géantes dans toute la France.
Exposition «Recuerdos de México», comprenant des œuvres réalisées au Mexique, des objets d’artisanat mexicain et une installation d’art modeste mexicain, à la Ferme-d’en-Haut, organisée par le musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq en regard de l’exposition historique conçue par Serge Fauchereau «Mexique-Europe» (catalogue).
Deux expositions collectives à Miami pendant Art Basel/Miami Beach. Il entreprend, avec la communauté haïtienne de Miami, une série d’œuvres réalisées suivant la technique des vodous flags haïtiens.
HDR à Little Haiti, photo Roberto Battistini

2003

Il entreprend la série des paysages de Miami, des sculptures en résine de polyester dans l’atelier d’Olivier Haligon ainsi que la première des «Miami pieces», ensemble de dizaines d’œuvres sur papier (dessins, collages, peintures, aquarelles, tous media) encadrées.
En juillet, naissance des jumelles, Tess et Antonia.
À Foumban, dans l’ouest du Cameroun, onzième étape de son tour du monde, il réalise, avec les artisans Bamouns, une série de plus de cent sculptures en bronze à la cire perdue selon une technique très ancienne des bronziers de cette région.
L’exposition «Voyages en papier» composée d’œuvres sur papier est présentée successivement à Lyon à la galerie Iufm Confluence(s) et à Paris au cinéma l’Entrepôt qui diffuse sur grand écran la série d’animation «Les René».
Il publie, en collaboration avec Marie Nimier, Etna, la fille du volcan, aux éditions Paris-Musées et illustre le texte de Pascal Bruckner, Au secours, le père Noël revient aux éditions du Seuil.
Publication au Seuil-Chronicle Books (France-États-Unis) de La rue des Miracles, consacré au peintre d’ex-voto mexicain Alfredo Vilchis, photos Pierre Schwartz, texte Victoire et Hervé Di Rosa.

2002

L’ensemble des œuvres créées au Mexique (plus d’une centaine de peintures et sculptures, et des installations d’art modeste mexicain), est présenté dans une exposition itinérante dans les musées d’Oaxaca, Monterrey, Merida, Puebla et Mexico D.F. d’avril 2002 à mars 2003. À cette occasion le livre Hervé Di Rosa, 10 e étape : Mexico est publié simultanément au Mexique (Trilce), en France (Seuil) et aux États-Unis (Gingko Press) et obtient le prix «Communication Arts Award for Excellence».
À Paris, la galerie Louis Carré & Cie présente une sélection de peintures monochromes réalisées sur papier amate marouflé sur bois, encadrées de moulages en «pewter» façonnés à partir des maquettes d’Hervé Di Rosa.
Durant l’été, le centre d’Art et d’Histoire du Château de Vascœuil retrace les dix étapes de son tour du monde dans l’exposition «Hervé Di Rosa. Tout un Monde» (catalogue).
Au mois d’août, il s’installe en Floride, à Miami Beach, douzième étape de son voyage autour du monde.

2001

Il vit et travaille à Mexico avec sa femme et ses trois enfants Vincent, Carmen et Théo. Il peint à la manière des ex-voto mexicains ou des muralistes et élabore avec des artisans de la ville de Métepec des «arbres de vie» en terre cuite peinte.
Le musée de Gravelines présente la presque totalité des estampes «Impressions autour du monde» qu’Hervé Di Rosa réalise parallèlement à ses peintures, durant ses séjours du tour du monde (catalogue).
Il couvre à même les murs une salle du musée de la Cuidad de Mexico d’une monumentale carte de l’art modeste, en collaboration avec les peintres d’enseigne mexicains.
Il crée ses premiers «molas» (tissus cousus) en Colombie.
Il assiste à la tombée de la tapisserie «Le Monde est à nous (deux)» réalisée à Angers par les ateliers du CRAT et la ville d’Angers présente son exposition «Bons Baisers de partout !» durant l’été.
Hervé Di Rosa confie à la revue Trou, pour son douzième numéro, les pages inédites de son journal datées de janvier 2001.
HDR au Mexique, photo Roberto Battistini

2000

Hervé Di Rosa participe au programme des «Murs peints de l’an 2000» engagé par la Ville de Paris et réalise une fresque dédiée aux enfants du monde, rue d’Alleray dans le XVe arrondissement.
Il prend part aux «Entretiens sur l’art» sur le thème «Art modeste, art des marges contre art du centre ?» présentés par Catherine Francblin à l’Espace Ricard à Paris avec Frédéric Roux et Jacques Soulilou, commissaire et conseiller scientifique du Musée International des Arts Modestes.
Nouveau séjour à Cuba où il dessine sur les pierres lithographiques du «Taller de arte grafico» (dans la Vieille Havane), atelier spécialisé autrefois dans l’impression des bagues et des boîtes de cigares.
En Afrique du Sud, il achève les «Baskets-mandalas» en tressage de câble de téléphone, les tableaux de perles et les gouaches qu’il expose à Durban et Johannesburg.
Il est présent à la 5e biennale d’art contemporain de Lyon «Partages d’exotismes», sous le commissariat de Jean-Hubert Martin, où une salle est entièrement consacrée à ses travaux autour du monde.
Il participe avec les artistes Jean-Paul Chambas et Claude Viallat, à la réalisation d’un éventail «Pour un air d’espoir», mis en vente au profit de l’organisation humanitaire «À ciel ouvert».
Au mois de mai, il retourne au Mexique où il décide de s’installer. Le 28 août il se marie avec Victoire Bidegain.
Le 10 novembre est inauguré à Sète, le Musée International des Arts Modestes (MIAM) qui présente sa collection d’objets d’art modeste et celle de Bernard Belluc, mises en scènes par les artistes. Avec le MIAM, Hervé Di Rosa fonde un lieu destiné à mettre en regard l’art contemporain et d’autres formes d’expressions artistiques plus marginales (catalogue). À cette occasion, plusieurs commandes publiques sont réalisées : Pascal Comelade et le Général Alcazar créent l’environnement sonore, Isek Bodys Kingelez et les frères Dakpogan créent des oeuvres originales pour le musée.
Le centre d’art et culture de Campredon à l’Isle-sur-la-Sorgue présente une importante rétrospective sous le titre «Hervé Di Rosa, Peintre ?» (catalogue).

1999

Il réalise dans l’atelier Pasnic à Paris, deux séries d’estampes selon le procédé du carborandum qui seront exposées au Grand hôtel du Golf Club à Crans-sur-Sierre en Suisse l’année suivante.
L’exposition «Una Volta, Di Rosa in Corsica» rassemblant les œuvres «a fresca» réalisées en Corse, sixième étape de son tour du monde, est présentée à Bastia.
Il crée les décors et les costumes pour «Les Aventures du baron Sadik» de Gabor Rassov, mise en scène de Pierre Pradinas, pour Bonlieu Scène nationale à Annecy. Parallèlement y est présentée une exposition intitulée «Hervé Di Rosa sur scènes» réunissant les maquettes de tous les décors et costumes de théâtre réalisés par l’artiste.
Les coureurs automobiles Jean-Pierre Jarier et François Lafon confient leur Chrysler Viper à la palette d’Hervé Di Rosa. Il crée l’affiche du festival du cinéma de Bogotá, en Colombie.
Après un court voyage à Istanbul (Turquie) pour une exposition au Centre culturel français, il séjourne de nouveau à Durban en Afrique du Sud
En juin, il se rend de nouveau au Mexique.
Parution aux Éditions Mango de Le Rabelais d’Hervé Di Rosa : dix-neuf textes choisis par l’artiste dans l’œuvre de Rabelais. Le vocabulaire truculent, grandiloquent et irrévérencieux, la satire de la société de Gargantua s’accordent idéalement à la mise en images burlesques d’Hervé Di Rosa.
À la demande de la poste française, Hervé Di Rosa illustre un prêt-à-poster en série limitée pour fêter les 100 jours avant l’an 2000.
Le 30 octobre, diffusion sur Canal + du premier épisode de la nouvelle série d’animation «Les René» créée par Hervé Di Rosa. Coproduite par Carrère TV et Arte, cette série de vingt-six épisodes de vingt-six minutes se présente comme la première véritable animation française créée par un artiste contemporain : il y a de l’humour dans les dialogues et des bagarres entre des super-héros qui ne sont ni vraiment gentils ni vraiment méchants. Des personnages tous un peu monstrueux et humains à la fois. Chaque épisode aborde un thème différent comme le racisme, l’intolérance, les scandales immobiliers, la guerre, explique Di Rosa. Les aventures des René sont ma vision du monde postmoderne.
Dans le cadre des manifestations célébrant le passage à l’an 2000, et à la demande de la ville d’Annecy et Bonlieu scène nationale, Hervé Di Rosa conçoit avec l’architecte Patrick Bouchain, une installation monumentale composée de pièces de 3 à 16 m. Dressée sur Le Pâquier, cette présentation intitulée «Dirosatlas Annecy 2000» retrace symboliquement le voyage autour du monde (elle sera ensuite présentée dans différentes villes dont Chambéry, Grenoble, Blois). Il participe également aux festivités de l’an 2000 organisées par la ville de Blois.

1998

En février, il achève la réalisation d’une mosaïque en scories volcaniques et débris de corail blanc pour la médiathèque de la ville de Saint-Pierre de la Réunion. Pour la préparer, Hervé Di Rosa était déjà venu dans l’île en 1996. Il avait exécuté alors une suite de trente lithographies : «Tendres tropiques». Parallèlement il entreprend la réalisation d’un «Cabinet de curiosités» au palais aux Sept Portes, LAC (Lieux d’art contemporain) de la Fondation Mengin-Lecreulx, en compagnie de vingt-huit autres artistes contemporains.
La maison de la Culture d’Amiens présente «Le Tour du Monde d’Hervé Di Rosa», première exposition réunissant des œuvres réalisées au cours des six premières étapes de son tour du monde.
À l’initiative de la Fondation de France il réalise avec Jean Le Gac l’aménagement des «espaces familiaux» de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.
Dans le cadre des manifestations organisées à l’occasion de la Coupe du Monde de football, Hervé Di Rosa réalise des éléments scénographiques (costumes, chars…) pour «Carnavalcade» à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). À la demande d’Enrico Navarra, il peint huit toiles de 2 x 2 m sur le thème du football exposées à l’hôtel Square à Paris durant le Mondial et participe à l’exposition «80 artistes autour du Mondial» à la galerie Enrico Navarra.
Hervé Di Rosa dessine les sacs d’emballage pour le cinquantenaire des magasins Tati.
À la Fiac, la galerie Louis Carré & Cie présente les panneaux de laque aux incrustations de nacre et de coquilles d’œuf réalisés au Vietnam.
En novembre, Hervé Di Rosa séjourne à Durban en Afrique du Sud, huitième étape de son tour du monde : il poursuit les travaux de vannerie en câbles de téléphone et tableaux de perles en verre et en plastique avec les artisans Zoulous et réalise une série de gouaches sur papier sur l’histoire de l’Afrique du sud.
En décembre, il séjourne à Cuba où il commence une série de lithographies.
HDR en Corse, photo Roberto Battistini

1997

Il effectue plusieurs séjours au Vietnam, à Binh Dùong, afin de poursuivre le travail entrepris dans l’atelier du maître laqueur Lê Nghiêm.
C’est à l’initiative de Maddalena Antoniotti Rodriguez du «Parcours du regard» et grâce au soutien d’Henri Orenga de Gaffory que se prépare la sixième étape du voyage autour du monde. Renouant avec une technique ancienne, Hervé Di Rosa guidé par Joseph Orsolini, s’initie à la pratique «a fresca» (pigments purs appliqués directement sur de la chaux fraîche), au cours de l’été, à Patrimonio en Haute-Corse. Les fresques réalisées sur des châssis mobiles en châtaignier seront présentées lors d’une exposition itinérante en Corse durant l’été 1998.
Il se rend également en Afrique du Sud pour y préparer une série de travaux de vannerie en câbles de téléphone tels qu’en font les artisans Zoulous.
Naissance de son fils Théo (fils de Camille Grandval) à l’hôpital Saint-Vincent de Paul dont il a peint, à la demande des laboratoires pharmaceutiques Pfizer, le hall du service de pédiatrie l’année précédente.
Il crée les décors et les costumes des «Sacrés Nibelungen», opéra de Oskar Straus mis en scène par René Koering au festival Radio-France de Montpellier.
À la demande de la municipalité de Montpellier, Hervé Di Rosa réalise une fresque pour le salon du Belvédère au Corum. Une synthèse de ses travaux réalisés en Afrique est exposée à l’espace Gustave Fayet à Sérignan, «Hervé Di Rosa. Travaux d’Afrique».
À l’automne est présentée au musée de l’Objet à Blois l’exposition «Di Rosa et l’Art modeste», préfiguration du futur Musée International des Arts Modestes (MIAM) et rétrospective des productions de sa boutique de l’Art modeste (Dirosarl). Ce travail est réalisé avec la collaboration de Bernard Belluc.
À la fin de l’année il part pour le Mexique y préparer l’étape suivante de son tour du monde.

1996

Hervé Di Rosa se rend, au début du printemps, en Éthiopie à Addis Abeba, quatrième étape de son tour du monde, où il travaille selon les techniques locales. Les œuvres peintes sur des peaux de zébu ou d’agneau tendues sur des cadres en bois d’eucalyptus sont exposées, en novembre, à Paris à la galerie Louis Carré & Cie. Sur place, il dessinera les marionnettes du théâtre d’ombres de Massimo Schuster : «La reine de Saba».
Michel Gillet et Carrère TV engagent le projet d’une série d’animation de vingt-six épisodes des personnages de la «Diromythologie» pour Canal +.
À Limoges et à Saint-Yrieix-la-Perche est présentée une exposition autour des livres, estampes et voyages d’Hervé Di Rosa à l’occasion de la parution du catalogue raisonné des «Livres et Estampes» par Jean Seisser.

1995

Au printemps, Hervé Di Rosa séjourne au Bénin, troisième étape de son tour du monde, où il réalise une série d’appliqués (tissus cousus suivant la pratique traditionnelle des tisserands des anciens rois d’Abomey). Les quarante-sept appliqués qui symbolisent les quarante-sept pays de la Francophonie sont exposés à Cotonou à l’occasion du sixième Sommet de la francophonie puis à Paris au musée des Arts d’Afrique et d’Océanie.
Il expose à Los Angeles, Louis Stern Fine Arts. Avec le soutien logistique de son ami Philippe Nguyen Phuoc, il fait un premier séjour au Vietnam qui sera la septième étape de son voyage autour du monde, où il travaille des panneaux de laque enrichis d’incrustations de nacre et de coquilles d’œuf chez le maître laqueur Lê Nghiêm à Binh Dùong non loin d’Hô Chi Minh-Ville.

1994

À l’aéroport de Ouagadougou, Hervé Di Rosa dessine les premières ébauches des décors et des costumes de l’opéra «L’Armide imaginaire» de Domenico Cimarosa, mis en scène par René Koering et présenté à Montpellier dans le cadre du festival de Radio-France. Il achève une série d’œuvres à quatre mains en compagnie d’Enrico Baj, présentées à Paris, Fondation Coprim.
À l’automne, la galerie Louis Carré & Cie présente dans «Suame Junction, Kumasi (Ghana)», les œuvres réalisées au Ghana.
HDR à Balaruc, photo Roberto Battistini

1993

Hervé Di Rosa séjourne à Sofia, première étape de son tour du monde, où il s’initie aux techniques classiques de l’icône bulgare dans l’atelier de restauration de Roumène Kirinkov. Toujours soucieux d’aller à la rencontre de nouvelles cultures, il apprend le maniement des couleurs à la détrempe à l’œuf. La présentation des «Dirosaïcones» sur le stand de la galerie Louis Carré & Cie à la Fiac remporte un vif succès.
Durant l’année, il réalise une peinture murale pour le nouveau centre de documentation de la Faculté de médecine de Montpellier. Il dessine les décors et les marionnettes que façonne son frère pour le spectacle conçu et joué par Massimo Schuster, «Un chapeau de paille d’Italie», d’après Eugène Labiche. Il aménage une aire de jeu pour la station de métro «Fontaine-Lestang» à Toulouse. C’est aussi à cette époque qu’il crée l’Association de l’Art modeste.
En septembre il se rend au Ghana, deuxième étape de son tour du monde, dans l’atelier d’Almighty God Art Works à Kumasi. Il y apprend les techniques de peinture d’enseignes africaines. Plusieurs séjours seront nécessaires pour achever ces œuvres ainsi qu’une série de gravures sur bois, «Suite d’Afrique», éditée par les éditions de Ranchin. La logistique est assurée par son ami Jean Seisser.
Durant l’été, il participe à l’exposition «Le Parcours du regard» à Oletta en Corse.

1992

Il expose avec son frère «New Paintings and Sculptures» à la galerie Sidney Janis de New York. Il peint le bâchage de la façade en rénovation du centre culturel français de Seoul. Il crée le décor de la scène centrale de la fête de l’Humanité à La Courneuve.

1991

Il décore le restaurant Mac Donald’s qui se trouve en face de la gare de Montpellier avec une dizaine de grandes céramiques peintes.
L’Assemblée nationale lui commande une peinture murale de quarante mètres «Un Combat permanent pour le droit et la justice». Elle sera placée dans la galerie d’accès public aux tribunes de l’hémicycle du Palais Bourbon.
Naissance de sa fille Carmen.

1990

À San Francisco, Wolf Schulz Gallery, a lieu une exposition intitulée «À la poursuite du bonheur». À Paris, il expose simultanément à la galerie Jousse-Seguin et à la galerie Laage-Salomon, une série de peintures à la laque et du mobilier réalisé avec son frère.
L’ouverture de la boutique-galerie d’Art modeste permet de regrouper de nombreuses activités : édition, expositions d’art brut, d’art singulier, de dessins de presse, vêtements, verreries, céramiques.

1989

L’exposition «Viva Di Rosa» est reprise au centre culturel de Cavaillon, à l’office municipal de la Culture de Vitrolles, au centre d’Art contemporain de Montbéliard et à la maison de la Culture de Bourges.
À l’occasion de l’ouverture de la fondation Fortant de France à Sète, il crée des peintures et des sculptures en collaboration avec son frère Buddy et Robert Combas.
La diffusion à la télévision d’un film d’animation promeut le disque «Viva Di Rosa». En été il participe à l’opération organisée par la D.R.A.C. Languedoc-Roussillon : «La caravane des caravanes». Les artistes choisis décorent chacun une caravane qui sillonne les plages. Dans la sienne, Hervé Di Rosa présente une partie de sa collection de figurines d’art modeste, préfiguration de son futur musée.
Dans un atelier publicitaire de Tunis, il crée deux sérigraphies de ses personnages René et Raymond. Leur nom est réalisé en lettrage arabe, sur du papier autocollant or et argent servant ordinairement de support aux sigles de la police tunisienne.
La collaboration avec des artisans d’un autre continent et d’une technologie approximative mais inventive donne à son travail un nouvel élan.
HDR et ses personnages classic, photo Roberto Battistini

1988

Le Musée d’art moderne de la Ville de Paris accueille «Viva Di Rosa», exposition regroupant peintures et sculptures.
Au moment de quitter l’exposition, une petite fille demande à sa maman si elle pourra «revenir au musée d’Art modeste»… Ce mot d’enfant synthétise subitement tout ce qui semblait épars dans la démarche de Di Rosa : le désir de plaire et d’amuser, de «faire joli», le goût pour les créations marginales. La Figuration libre ne caractérisait qu’un expressionnisme de plus, mais n’évoquait pas la source populaire de mon travail – bandes dessinées, objets du quotidien, gens de la rue… L’Art modeste au contraire me permettait de valoriser un sentiment d’humilité, de modestie face à la prétention expansive et à l’individualisme forcené qu’avait pris l’extraordinaire engouement du marché de l’art des années 80-85.
En août, est inaugurée au Grau-du-Roi «Dirossoulo», pataugeoire de 500 mètres carrés entièrement peinte et peuplée de sculptures.
Il expose à la galerie Wolf Schulz de San Francisco, à la galerie Rivola à Lausanne, au festival international de la bande dessinée à Sierre où il partage les honneurs de la manifestation avec Hugo Pratt.

1987

Avec son frère Richard et Hervé Perdriolle, il fonde la Dirosarl et produit des objets Di Rosa. Ce n’était pas de « fausses œuvres d’art multiples », mais réellement des objets créés pour la vie quotidienne. C’était véritablement de l’art appliqué. Le terme d’ailleurs me plaît beaucoup pour les qualifier… Et puis, si une chose aussi importante que l’art n’est pas «appliquée», quelle peut bien être son utilité ?

1986

Il achète une maison à Frontignan et s’y installe avec son épouse Pascale et leur fils Vincent qui vient de naître.
La première exposition rétrospective de son œuvre est présentée au Groninger Museum aux Pays-Bas. L’exposition est reprise au musée Paul Valéry à Sète.
Il peint la «Diromobile», Range-Rover piloté par Patrick Bongers et Jean-Pierre Dirick. Cette voiture, sponsorisée par la galerie Baudoin Lebon et la galerie Louis Carré & Cie, prendra le départ de la course Paris-Dakar le 1er janvier 1987. Elle est exposée sur le parvis du Grand Palais à l’occasion de la Fiac’86.

1985

La «Dirosapocalypse» est exposée au printemps à la nouvelle biennale de Paris pour laquelle Hervé Di Rosa réalise l’affiche et la couverture du catalogue.
Au printemps et en automne, il se rend au Japon où il prépare pendant plus d’un mois une exposition pour la Sogetsu-Kai Kan Foundation à Tokyo et découvre les «mangas». À Strasbourg est publié, en sérigraphie, le premier «Di Rosa Magazine». Trois numéros suivront dont un édité à l’occasion de l’exposition à la galerie Gillespie-Laage-Salomon où sont présentés les «Affrontements apocalyptiques».
En été il délaisse Paris pour regagner Sète. Dans le calme de son atelier, il travaille à la peinture à l’huile : j’avais envie d’un rendu plus moelleux, plus sensuel, pour tenter de pallier l’appauvrissement de la matière picturale un peu sèche, un peu rêche de la couleur acrylique. J’avais tendance à multiplier les détails, à surcharger. Avec la peinture à l’huile, j’avais l’impression de pouvoir revenir à des formes plus simples.

1984

Pascal Ben Soussan et Hubert de Maximy voient l’affiche de l’exposition à la galerie Tony Shafrazi et décident de produire une série d’animation des personnages de la «Diromythologie». Ils réalisent deux maquettes préparatoires mais le projet reste sans suite.
Avec son frère, Hervé Di Rosa transforme la Robert Frazer Gallery de Londres en «Dirozoo». L’installation modifiée est reconstituée quelques mois plus tard à Paris, ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, «5/5 Figuration libre, France/USA».
Il expose à la galerie Catherine Issert à Saint-Paul-de-Vence puis participe à des expositions collectives à Los Angeles, Troyes, Lausanne, Heidelberg, Aarau, Oslo, Aalborg, Montréal, Charleroi.
Il réalise avec François Boisrond une peinture murale au Museum of Contemporary Art de La Jolla.
Il profite de son séjour à San Diego pour se rendre au Mexique.
Durant la dernière quinzaine de novembre, il peint la « Dirosapocalypse », grande toile de 8 x 4 mètres dans laquelle il fait disparaître tous les personnages de la «Diromythologie» : j’ai été obligé de tuer ces personnages pour me dégager du monde égocentrique presque schizophrénique où ils me retenaient.
Ses personnages animeront les productions de la boutique «L’Art modeste». Ils seront transformés en figurines ou seront reproduits sur des chaussettes, pull-overs, blocs-notes, assiettes, tapis, bijoux, montres, T-shirts, etc…
New York 1984, photo Tseng Kwong Chi

1983

Lauréat de la fondation Médicis, il obtient une bourse qui lui permet de passer une année à New York. Il travaille et expose à l’atelier PS1 en compagnie de François Boisrond qui bénéficie également d’une bourse. La formidable puissance de la culture urbaine le fascine. Il rencontre et travaille avec Keith Haring, Chuck Nanney et Kenny Scharf. Ce dernier viendra l’année suivante travailler un été dans son atelier à Balaruc-le-Vieux.
Il fait la connaissance du critique d’art Nicolas A. Mouffarège qui publie le premier article important sur son travail dans Art Magazine et Flash Art.
Durant son séjour, deux importantes expositions personnelles ont lieu : Barbara Gladstone Gallery et Tony Shafrazi Gallery («Ils arrivent tous par Air, Terre et Mer»). Pour cette exposition il réalise sa première grande installation dans laquelle son frère Buddy met en volume ses personnages.
Un premier ouvrage consacré à son travail paraît (éditeur Le Dernier Terrain Vague) à l’occasion de son exposition à la galerie Gillespie-Laage-Salomon, à Paris.
À la fin du mois de septembre la cité des Arts de Paris lui attribue un atelier quai de l’Hôtel de Ville.

1982

Hervé Di Rosa change à nouveau de domicile. Il habite une chambre rue Jules Vallès dans le XIe arrondissement et partage durant quelques mois un atelier rue Pierre Sarrazin – une agence de voyage inoccupée – avec François Boisrond.
Il fait trois expositions personnelles durant l’année : à la galerie Eva Keppel à Düsseldorf, à la galerie Riejke Swart à Amsterdam et à la galerie Gillespie-Laage-Salomon à Paris. C’est à cette occasion qu’il présente pour la première fois certains de ses personnages mis en volume par son frère Buddy.
En septembre, il expose avec François Boisrond à la galerie 121 à Anvers.
C’est toujours avec ce dernier qu’il crée une affiche «Félix Potin» («L’Art en sous-sol ou Félix Potin vu par le groupe Figuration libre», Régie Métrobus et Fondation Bélier), collée dans 250 stations du métro parisien.
En octobre, dans les anciens ateliers de décoration de la Comédie de Caen, il peint «en direct» une toile de 8 x 4 mètres qu’il qualifie de plus grande page de BD du monde, sans réellement de scénario mais accumulation de petites sensations imagées qui finissent par provoquer une grande sensation émotionnelle.
Il participe à de nombreuses expositions collectives dont «Statement one. Four contemporary French Artists», galerie Holly Solomon à New York. Il y présente des peintures réalisées sur de vieux sacs de jute. À l’inauguration de l’exposition il confie à Jack Lang, alors ministre de la Culture : mon père, il est docker à Sète. Ces sacs il les a portés toute sa vie pour presque rien, moi pour le venger, je peins dessus et je les vends chers.
L’univers pictural d’Hervé Di Rosa se concentre en une série de personnages constituant une mythologie personnelle. Durant toute cette période les héros et les super-héros de la «Diromythologie» entretiennent des rapports confus aussi bien avec le milieu de la bande dessinée que celui de l’art contemporain : on nous a longtemps fait croire que la peinture avait quelque chose de sacré et que tout le monde ne pouvait pas y toucher. Moi j’y ai touché et je ne me suis pas brûlé la main.
Toujours soucieux de ne pas s’enfermer dans le monde de la peinture, il élabore avec Louis Jammes un travail qui mêle peinture et photo. À la fin de l’année il emménage dans un studio rue Piat dans le XXe.
Figuration Libre = François Boisrond+Robert Combas+Hervé Di Rosa+Rémi Blanchard, photo Alain Bizos

1981

«Finir en beauté», sa première exposition en compagnie de Robert Combas, Rémi Blanchard et François Boisrond, a lieu dans le loft que vend le critique Bernard Lamarche-Vadel.
Ben Vautier leur trouve un nom : «figuration libre : 30 % de provocation anti-culutrelle, 30 % de libre figuration, 30 % d’art brut et 10 % de folie».
1981 est également l’année de ses premières expositions personnelles, à la galerie Riekje Swart à Amsterdam, puis à la galerie Eva Keppel à Düsseldorf. Il peint sur des morceaux de carton d’emballage, toujours de format 50 x 50 cm, afin de reproduire une narration semblable à celle de la bande dessinée.
En octobre, il retrouve les autres membres de la «Figuration libre» à l’occasion de l’exposition «To end in a Believe of Glory ou le Paris australien» organisée à Paris rue des Blancs-Manteaux par Hervé Perdriolle.
C’est aussi à cette époque qu’il joue le rôle du soldat Flømke dans «Le Bunker de la dernière rafale», le premier film de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Il habite quelque temps avec Farid Chopel et joue dans son spectacle «No more Brandy».
Parce qu’il n’a toujours pas d’atelier, Hervé Di Rosa ne peint que des petits formats. Il profite d’un atelier ou d’un appartement prêtés momentanément par des amis pour peindre quelques grandes toiles.
En décembre, il est sélectionné par Suzanne Pagé aux «Ateliers 81-82», ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

1980

Il propose ses bandes dessinées à Georges Wolinski, alors rédacteur en chef de Charlie Mensuel, mais celui-ci déplore le manque de scenarii : «C’est de la peinture, tu devrais les faire plus grands.» Wolinski accepte néanmoins d’en publier deux épisodes dans son mensuel.
Il publie encore quelques dessins dans Libération et Marie-Claire, mais l’expérience prend fin rapidement.
En deuxième cycle à l’ENSAD, il réalise de petits dessins animés expérimentaux.
Robert Combas et Ketty Brindel rejoignent Hervé Di Rosa dans son appartement de la rue de Charonne et y rencontrent Louis Jammes et François Boisrond.

1979

Hervé partage avec Louis Jammes, rencontré à Sète, un appartement rue de Charonne.
En fin d’année, il peint une série de petits formats sur papier intitulée «Le Tour du monde». Il la juge aujourd’hui comme une annonce de son travail actuel.

1978

Il est reçu au concours d’entrée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris où il étudie les arts plastiques, le cinéma d’animation et la vidéo. Dès les premiers jours il y rencontre François Boisrond.
Hervé Di Rosa habite une chambre de bonne avenue Franco-Russe : en me penchant, je voyais la tour Eiffel de ma fenêtre.
En compagnie de Robert Combas et Catherine (dite Ketty) Brindel, il réalise «Bato», journal entièrement fabriqué à la main, fait de collages, de photocopies, de dessins répétés, d’objets sous plastique et tiré à cent exemplaires ; ne paraissent que quatre numéros.

1977

Hervé Di Rosa obtient le baccalauréat. Il prépare le concours d’entrée à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en suivant les cours de l’école des Beaux-Arts de Sète.
Dans la bibliothèque de l’école, son premier contact avec la peinture ne se fait qu’à travers les reproductions qu’il découvre dans les livres et les journaux.
Durant toute mon adolescence à Sète, je n’ai pas eu l’occasion de voir la peinture en réalité. Je ne l’ai connue qu’à travers les reproductions dans les journaux. J’aimais les peintures comme j’aimais la BD. Entre une reproduction de Picasso et une image de BD, il n’y avait pas pour moi de différence fondamentale, explique-t-il dans une entrevue.
Toujours sous l’influence du mouvement punk il feuillette les «Bulletins périodiques» et les «Regards modernes» réalisés par Bazooka. Il passe les vacances d’été à Paris, chez sa tante Fifi et rencontre François Sevehon. Ils réalisent des films expérimentaux en super 8 dont Hervé est à la fois acteur et décorateur.

1976

Influencé par le mouvement punk, il rencontre Robert Combas chez les disquaires de Sète. Leurs discussions portent davantage sur le rock que sur l’art. Hervé écoute Lou Reed et les groupes rock tel que Docteur Feelgood. Il lit Antonin Artaud et découvre William Burroughs.

1959

Hervé Di Rosa naît à Sète. Son père, d’origine italienne, est employé par la SNCF à la gare de triage. Pour compléter son salaire, il s’emploie comme docker sur le port. Sa mère, d’origine espagnole, est femme de ménage.
Passionné de bandes dessinées, Hervé en dessine toute son enfance. Les mercredis et les samedis, il suit les cours de dessin aux Beaux-Arts de Sète.